La greffe de cheveux 65% des hommes doivent ou devront faire face à un problème de chute de cheveux très localisé

65% des hommes doivent ou devront faire face à un problème de chute de cheveux très localisé : front, tonsure, golfs. 38% deviendront chauves, plus ou moins partiellement, c’est ce qu’on appelle la calvitie.

La chute des cheveux est dans 95% des cas d’origine androgénétique chez l’homme, dans les autres elle est carentielle. Un apport en éléments nutritifs (vitamines, oligo-éléments) est alors indispensable. Elle est appelée androgénique car elle découle d’une prédisposition héréditaire.

La greffe de cheveux permet d’implanter sur une zone dégarnie, des cheveux prélevés dans une zone dense, habituellement occipitale et/ou temporale. La technique des greffes de cheveux a beaucoup évolué depuis sa découverte.

Chez la femme on parle d’alopsie. Elle est caractérisée par des cheveux fins et clairsemés sur l’ensemble du cuir chevelu, au lieu d’être localisée sur des zones précises comme c’est le cas de l’alopécie androgénétique. Environ 70% des femmes, rencontrent un problème de chute de cheveux au cours de leur vie.

Il existe essentiellement deux grands types d’interventions :

La technique par « bandelette », utilisée pour recouvrir des zones de calvitie importante en une séance. On prélève une bandelette de cuir chevelu après avoir anesthésié la zone. Cette bandelette est ensuite découpée en respectant les unités folliculaires par une découpe précise au microscope. Le cuir chevelu est suturé laissant une cicatrice très fine (1 à 2mm maximum).

La technique FUE (Follicular Unit Extraction) est utilisée pour recouvrir des zones beaucoup plus modérées en une séance. On rase la zone de prélèvement après l’avoir anesthésié, et on prélève les cheveux grâce à un bistouri circulaire, les orifices cicatriseront en laissant une petite tâche blanche quasiment invisible.

Définition

Un cheveu : Poil qui recouvre la tête des humains.

Une unité folliculaire : c’est le regroupement de un à quatre cheveux, comme une « famille ». Il ne faut en aucun cas séparer les cheveux d’une même famille, sous peine de voir un grand nombre de cheveux mourir lors de la transplantation. D’où l’intérêt majeur du microscope, qui seul permet de la visualiser.

Un greffon : Tissu destiné à être greffé, transplanté. C’est durant la découpe que les greffons sont faits. Il est très important que le greffon respect l’intégrité des unités folliculaires. Il sera de une ou deux unités folliculaires lorsque l’on désire avoir plus de densité.

Le bulbe : ou racine du cheveu, est contenu dans le follicule pileux. C’est là que le cheveu est produit. Il pousse ainsi à la racine d’environ 1cm par mois. Celui-ci se renouvèle régulièrement tout au long de la vie selon des cycles plus ou moins longs, en fonction du sexe, de l’hérédité et du terrain hormonal.

Bandelette ou FUE ?

Tout d’abord il faut bien comprendre que ce choix ne concerne que le prélèvement des greffons, l’implantation dans les deux cas est la même.

Ensuite, il faut savoir que ces deux techniques ne sont pas concurrentes mais complémentaires, elles peuvent aussi être utilisées conjointement ou en alternance. Chacune a ses propres indications et inconvénients. Ce choix doit résulter d’un échange entre le chirurgien et le patient afin de convenir ce qui est désiré et ce qui est possible.

L’intérêt majeur est l’absence de prélèvement « chirurgical », et surtout de ne pas laisser de cicatrice. Cela permet aussi de faire des séances plus courtes et de les répéter avec un impact social très limité. Mais attention, la répétition des séances et souvent de différents intervenants peut créer une zone dégarnie d’une zone qui était dense à l’origine.

Le résultat

Cela nécessite une équipe permanente et rodée à la technique de la microgreffe aussi bien pour le prélèvement des greffons que pour la stratégie d’implantation. On observe dans ces conditions 95 % de repousse des greffons surtout dans la technique par bandelette.

La greffe du cheveu conjuguée à cette technique d’implantation, permet d’obtenir un résultat esthétique et naturel non détectable, même par le coiffeur.

Aucun de ces actes n’est pris en charge par la sécurité sociale ou les mutuelles.

Les remêdes

La chute des cheveux se traite aussi avec des traitements, avec des traitements anti-chute (ou activeurs pilaires) qui nourriront le follicule pileux de l’intérieur en lui apportant des vitamines et des oligo-éléments adaptés.

Dans le cas des chutes androgénétiques, il existe aujourd’hui 3 médicaments efficaces (le minoxidil, le finastéride et le dutastéride qui est le plus actif).

Il existe également des compléments alimentaires performants (l’alpharégul, le vivascale et l’aliment de vie du cheveux des laboratoires Arlor) qui ont l’avantage de n’avoir aucun effet secondaire et d’être disponible en pharmacie sans ordonnance.

L’association de ces médicament souvent nécessaire pour préserver le capital cheveu restant peut stabiliser une chute et renforcer la densité du cheveu mais malheureusement n’est pas suffisante pour redonner une densité en dehors de quelques « cheveux duvet »

Le cycle pilaire

L’apparition de RADICAUX LIBRES entretient l’inflammation des tissus et favorise le vieillissement des cellules du follicule pileux. Il en résulte un raccourcissement de la vie des cheveux. Comme toutes les cellules de notre corps, le cheveu est vivant et suit un cycle de croissance naturel : le cycle pilaire qui est divisé en trois phases :

Anagène, phase de croissance du cheveu. Elle dure de 2 à 5 ans.

Catagène, une phase de repos pendant laquelle le cheveu cesse d’évoluer. Elle dure environ 3 semaines.

Télogène, c’est la mort et l’expulsion du cheveu qui va laisser la place à un nouveau follicule en phase anagène. Elle dure plus ou moins 3 mois. Ce sont les cheveux en phase télogène que nous trouvons chaque jour sur notre brosse.

C’est Le RACCOURCISSEMENT anormal des cycles pilaires qui conduit à la calvitie.

Le nombre de cycles pilaires étant limité (25 à 30 cycles pour toute la vie), il est essentiel d’agir très vite, dès les premiers symptômes, afin d’éviter un ÉPUISEMENT TOTAL de son potentiel capillaire en seulement quelques années.